Avec le retour au Zoomanhistan…Le temps est venu de développer votre Capital Psychologique !


 

* Au milieu des années 90, le président tchèque Vaclav Havel eut ces mots devant le Congrès des Etats-Unis : « Aujourd’hui, beaucoup de facteurs indiquent que nous traversons une période de transition, dans laquelle il semble que quelque chose se termine alors qu’autre chose est en train de naître douloureusement. C’est comme si quelque chose était en train de s’effondrer, de se décomposer et de s’épuiser, alors que quelque chose d’autre, encore indistinct, émerge des décombres. »

 

« Le Capital Psychologique représente l’état de développement psychologique positif d’un individu. » (Fred Luthans)

 

Depuis plusieurs mois maintenant, nous nous étions fait à l’idée qu’il nous était difficile de concilier le Masque et la Plume... Il faut reconnaître en l’occurrence, qu’investir tout le capital de notre CPF pour cette formation de chaman à distance avait bel et bien stimulé nos talents divinatoires, puisque nous avions annoncé que cette année serait une année de slow blog... Néanmoins, en cette fin d’été 2020 et avant « d’attaquer la rentrée » (quelle curieuse expression d’ailleurs !) le temps était venu de faire un point d’étape comme aimait à le dire notre bon ami Lance A., lorsqu’il encourageait ses coéquipiers à se réunir à l’arrière du bus pour boire l’EPO (Eau Pleine d'Oxygène) pour définir ensemble la stratégie de course du lendemain.

De notre côté, les vacances avaient eu du bon en ce qu’elles nous avaient permis de nous dézoomaniser de façon radicale. Elles avaient aussi engendré des prises de conscience et de nouvelles interrogations sur ce qui avait pu à ce point dérégler le « cours des choses » juste avant que le ciel ne nous tombe sur la tête...

Ainsi par exemple, lancés dans l’espace à près de 30 kilomètres seconde et en rotation à plus de 1000 kilomètres heures sur ce radeau de la Méduse qu’était la terre, il eut été assez logique qu’une pandémie de maux de tête, nausées et vomissements nous empêchâmes (et donc vous empêchâtes par le passé), de faire le poirier, jouer aux échecs, chasser la baleine ou faire les beaux jours de Bêtes Clics. Nonobstant (toujours un grand plaisir de nonobster), nous avions tous tenus plus ou moins en équilibre jusqu’à cette fameuse année du Pangolin. De nombreux symptômes d’un effondrement possible que d’aucuns appelaient d'ailleurs de leurs vœux, étaient là depuis longtemps déjà et rester optimiste sur l’avenir de l’humanité confinait de plus en plus à passer pour un illuminé, voire un fêlé…Cela revenait d’ailleurs à peu de chose près au même car comme l’avait dit notre bon ami gardien de prison Vladimir Ador : « Bienheureux les fêlés car à travers eux passe la lumière ».

Plus sérieusement, le spectre qu’avait brandi l’ONU avec la dépression comme première cause de mortalité en 2030 ne pouvait nous laisser indifférents. Et puis d'un autre côté, il y avait ce "nouveau normal" que nous annonçait l'UNESCO...Il n’y avait plus de doute, toutes nos observations convergeaient et que cela soit Xu Ding le maître-nageur de la pistoche de Wuhan, Victor Loukachenko le récent prix Nobel en démocratie participative ou encore Kev Indeudiou, chef de rayon riz et pâtes chez Moniprox ; tous devaient face à des environnements professionnels où la complexité le disputait à l’incertitude !

Alors ? Tu Zoomes ou tu Zoomes pas ?

 Jusqu’à lors (mais pour combien de temps ?), nous avions réussis à échapper au virus au prix d’une Zoomification forcée de toutes nos activités. Si beaucoup de choses avaient été interdites, le Permis de Zoomer à toute heure du jour et de la nuit avait été accordé à tous ou presque… Une exception  bien sûr : il était hors de question que celles et ceux qui avaient un travail de première nécessité pour la société puissent se mettre eux aussi à Zoomer à tout va... Très vite, on s’aperçut que là comme ailleurs, il y avait les BONZOOMEURS et les MAUVAIZOOMEURS et il devint crucial de bien faire la différence :

  • Les BONZOOMEURS avaient l’air hébété et les yeux rouges mais toujours le sourire aux lèvres... Infatigables, ils Zoomaient à fond entre leur session de ZoomYoga le matin, la séance de ZoomCoaching à midi et le sacro-saint ZoomApéro du soir.
  • Les MAUVAIZOOMEURS étaient le plus souvent acariâtres et récalcitrants face à cette Zoomanie galopante. Ils connaissaient des problèmes techniques à répétition et s’évertuaient la plupart du temps à choisir des fonds d’écran dont le pathétique le disputait souvent au mauvais goût. Enfin, certain pouvaient même aller jusqu'à trahir la cause en passant sur Teams.

Pour notre part, nous nous aperçûmes (vous en aperçûtes ?) que paradoxalement et contre toutes les lois de la physique, plus on Zoomait, moins on y voyait clair ! Notre dernière mission de coaching positif avec Elon M. qui déprimait de ne pas voir la sortie du tunnel nous avait convaincu d’une chose, il devenait urgent de revenir à l’essentiel : travailler au renforcement de notre Capital Psychologique, il est vrai fortement ébranlé par la situation ambiante.

Alerte à une forte recrudescence d’ultracrépidarianisme*

*Art de parler de ce qu’on ne connaît pas

 

 

Contrairement à que l’on nous annonçait à grand renfort d’annonces toutes plus contradictoires les unes que les autres, le vrai péril n’était pas là où on l’attendait. En effet, plus grave que la vague du Covid 19, nos services nous avaient alerté sur le tsunami de Neuroexpertisus 33 qui frappait de façon bien plus sournoise. Pour compliquer la chose, ce nouveau virus neuronal avait muté très rapidement et donné naissance à deux formes de pathologies particulièrement virulentes, dont les porteurs pouvaient facilement devenir agressifs les uns envers les autres. Une variante du Neuroexpertisus 33 se traduisait par l’expression chronique de « ceux qui savaient tout sur rien » ; l’autre se révélait par l’expression non moins chronique de « ceux qui ne savaient pas grand-chose sur tout »…Quelques cas plus rares s’avéraient porteur des deux souches et pouvaient alors manifester des comportements délirants comme porter leur masque sur l’oreille  ou soutenir avec le même aplomb l'inverse et son contraire comme ce ministre  qui nous dit un jour que le port du masque était inutile en extérieur pour nous imposer le lendemain de le porter partout..  En ces temps de doute et de confusion généralisée, il y avait pourtant un point commun que partageait toutes personnes touchées par le Neuroexpertisus 33 :  la conviction selon laquelle ce n’était pas parce que l’on avait rien à dire qu’il fallait fermer sa g..... !

Ainsi des mois après le début de cette crise sanitaire, les « experts en expertises » de tout poil s’étripaient toujours pour savoir entre-autre :

- s’il y avait plus de chance de transmettre le virus si on parlait plus à voix haute qu’à voix basse

- s’il ne fallait pas légiférer pour instituer le droit au masque à la naissance

- si le traitement du Phd Donald T. à base d’UV et de détergent pouvait être « la solution »

- si les Zopen Space ne devaient pas finalement être considérés comme des espaces fermés

- si tous les joueurs de flûte ne devaient pas par contre arrêter instamment le pipeau

 

L’effet Dunning-Kruger ou comment reconnaître les ultracrépidariens ?

Plus nombreux que jamais et appartenant à toutes les couches de la société, ils sont identifiables à cette tendance quasi obsessionnelle qu’ils ont à donner leur avis sur n’importe quel sujet sans avoir la moindre connaissance ou compétence sur le sujet en question. Au-delà de la légitime expression d’une opinion, leur manque d’humilité les amène à avoir réponse à tout, quitte à discréditer de vrais experts ou à tout le moins des personnes ayant acquis un véritable savoir ou savoir-faire. En psychologie, on parle de l’effet Dunning-Kruger, deux psychologues de Cornell University qui démontrèrent en 1999, qu’en général les personnes qui ont le moins de compétences cognitives et intellectuelle ont tendance à surestimer leurs capacités. Rajoutez à cela une dose d’extraversion et vous avez l’incompétence promue aux plus hauts niveaux des organisations car c’est bien connu le « vrai chef » ne doute pas…et surtout pas de lui même ! En ces temps de crise sanitaire et comme l’exprime le philosophe des sciences Etienne Klein dans cette interview : « Les gens parlent au-delà de ce qu’ils savent avec une assurance qui est proportionnelle à leur incompétence, or pour savoir que l’on est incompétent, il faut être compétent ». Dans un contexte où l’on navigue à vue et où l’incertitude prédomine, il semblerait plus approprié de faire preuve d’humilité ; force est de constater que nous avons plutôt tendance à promouvoir des leaders qui continuent à nous rassurer en nous laissant croire qu’ils maîtrisent la situation. Pourtant, un examen rationnel de leurs décisions et (surtout) de leurs conséquences dans le temps devrait nous inciter à plus de circonspection. Tout cela sans oublier bien sûr d’être attentif aux signes qui pourraient nous alerter sur notre propre tendance à l’ultracrépidarianisme !

 

De la peur du risque à… l’anxiété de l’inconnu

 

Pour certains d’entre nous (j’en fait partie d’ailleurs), la réaction initiale à l’apparition du coronavirus a été de l’assimiler à une grippe, autant dire à quelque chose de connu dont on pense à tort ou à raison, que l’on est en mesure d’en évaluer le risque. Ainsi, revenant chaque année avec 10 à 15 000 morts, l’impact de la grippe est connu ; elle fait partie du domaine du risque que nous avons la sensation de pouvoir gérer tant sur le plan individuel que collectif. C’est en 1921 que dans son ouvrage « Risk, Uncertainty and Profit », que l’économiste américain Frank Knight fait la distinction entre le risque et l’incertitude. Selon sa théorie, le risque renvoie à « un futur dont la distribution d’états possibles est connue ». On peut ainsi le prévoir et l’anticiper à partir de calculs statistiques : le risque correspond à des évènements connus et répétés et rentre dans le domaine des probabilités. Le plus souvent, c’est la peur qui accompagne le risque, elle est rationnelle en ce qu’elle constitue une réponse émotionnelle à la menace perçue. Elle peut alors nous sembler maîtrisable : on « prend le risque », on « gère le risque » ; on a en tous cas la sensation de garder une forme de contrôle sur le cours des évènements.

A la différence, l’incertitude selon lui correspond à « un futur dont la distribution d’état est non seulement inconnue, mais impossible à connaître ». C’est cette incapacité à connaître ce qui nous attend qui est la source de l’anxiété à laquelle mon amie La Rousse donne la définition suivante : « inquiétude pénible, tension nerveuse, causée par l’incertitude, attente, angoisse. » Ainsi, l’incertitude se caractérise davantage par le caractère inédit de l’événement auquel on est confronté  que par la difficulté d’accéder à l’information ou au manque de compétence de la personne qui en fait l’expérience. Face à une situation qui nous paraît incontrôlable ou inévitable, nous sommes alors enclins à cultiver des états d’âme qui se fondent sur l’attente de réponses négatives à l’avenir et de comportements de repli sur soi qui alimentent toute une chimie de l’anxiété.

 

 

Parlons du seul vrai "Grand Capital" : le Capital Psychologique (PsyCap)

 

*A revoir absolument 🙂

 

Alors de quoi s’agit-il ?

Tout le monde est bien sûr familier avec la notion de Capital Economique qui mesure ce que l’on possède à titre personnel (biens, placements financiers) ou  encore les ressources sur lesquelles s’appuie une organisation (fonds propres, data, brevets…). On peut parler également de Capital Humain (ce que je sais et qui se mesure à travers ma formation initiale, mon expérience, mes compétences) ou encore de Capital Social (qui je connais et qui se mesure à travers mes relations personnelles et professionnelles et le rôle que j’occupe dans mes réseaux). Le Capital Psychologique repose sur l’idée de « ce que je suis » mais surtout sur l’idée de « ce que je peux devenir » (Avolio & Luthans, 2006). Mesurable, susceptible d’être développé et orienté sur la recherche de l’amélioration de la performance, il explique pour 63% selon des études Gallup, la satisfaction au travail et 71% l’engagement au travail.

Etat de développement psychologique positif d’un individu, il se caractérise par :

- une confiance en soi suffisante pour faire les efforts nécessaires pour atteindre avec succès des objectifs difficiles (Auto Efficacité)

- la capacité d’attribuer une valeur positive aux succès obtenus maintenant ou dans le futur (Optimisme)

- la capacité à persévérer dans l’atteinte des objectifs et si nécessaire réorienter sa démarche pour obtenir le succès (Espoir)

-  la capacité, lorsqu’en proie à des problèmes ou à l’adversité, d’être capable d’y faire face et de rebondir même au-delà pour arriver au succès (Résilience)

* Si chacune des composantes à ses propres caractéristiques et ses stratégies de développement, elles sont interdépendantes et le tout est plus grand que la somme des parties.

 

Ce que nous dit la recherche…

Développer notre Capital Psychologique a pour conséquence de :

  • Renforcer la satisfaction au travail
  • Mieux résister à la pression et rebondir après un échec
  • Mieux s’adapter aux changements
  • Repousser les limites de la performance individuelle et collective
  • Favoriser l’intelligence collective et la coopération
  • Cultiver sa santé physique et mentale

(Luthans, 2007)

 

Au niveau de l’organisation…

 Pionnier en la matière, Fred Luthans suggère que les « ressources humaines » d’une organisation en constituent le seul véritable avantage compétitif. En effet, si la concurrence peut « copier » et s’aligner sur un marché, une structure, un Savoir Faire (explicite) ou des moyens financiers ; elle ne peut reproduire le savoir implicite que partage les collaborateurs et surtout leur        « capacités à apprendre ensemble » dans le cadre d’une Organisation Apprenante (Voir SOL France). Ainsi, au même titre que les ressources financières, les ressources technologiques et physiques; les ressources du capital psychologique des salariés permettent d’augmenter la compétitivité de l’entreprise (Avolio & Luthans, 2006).

Enfin, si comme l’indique les études du psychologue Shawn Achor (The Happiness Advantage: The Seven Principles of Positive Psychology That Fuel Success and Performance at Work, 2011), c’est le bien être qui est le moteur de la réussite et non l’inverse, le Leadership aurait tout intérêt à s’appuyer sur le Capital Psychologique tant sur le plan individuel que collectif.

 

L’espoir

 

Dans le champ de la Psychologie Positive, l’espoir est la force de caractère qui nous permet de persévérer jusqu’à l’atteinte de nos buts.

 

Ce que nous dit la recherche

L'optimisme est un mode de pensée par lequel l’individu est capable :

  • de se donner des buts qu’il peut atteindre
  • de penser les chemins pour les atteindre, voire de les adapter si nécessaire (Waypower)
  • de croire dans sa capacité à se mettre en route et à rester motivé tout le long du chemin jusqu’à l’atteinte de son objectif initial (Willpower)

(Snyder, 2002)

 

Questions :

  • De 0 à 10, à quel niveau se situe mon espoir aujourd’hui ?
  • Mon environnement professionnel favorise-t-il mon besoin de cultiver l’espoir ?

 

Suggestions du Coach Positif pour développer l’espoir

  • posez-vous et prenez le temps de penser à ce (ux) qui compte (nt) vraiment pour vous
  • fixez-vous des objectifs SMART : Spécifiques, Mesurables, Atteignables, Réalistes et Temporellement définis
  • pratiquez le Mindfulness ou la cohérence cardiaque pour renforcer votre attention et votre persévérance
  • développez votre flexibilité mentale et adaptez-vous aux imprévus
  • apprenez à vous encourager tout au long du parcours (on n’est jamais mieux servi que par soi même)
  • célébrez et savourez chaque « victoire d’étape » et bien sûr l’atteinte de votre but final

 

 

Auto efficacité (Confiance)

 

 

 

 

 

Développé par la psychologue canadien Albert Bandura, la notion de sentiment d’auto-efficacité se réfère à la confiance que nous avons dans notre capacité à mobiliser et à produire l’effort pour relever les défis qui se présentent à nous et réussir à atteindre nos buts. C’est la sensation d’être compétent dans un domaine donné, la conviction selon laquelle  "on peut le faire! " Selon lui, on peut attendre trois effets qu’un bon niveau d’auto-efficacité peut produire chez une personne (Bandura, 2003), elle :

  • se fixe des objectifs plus ambitieux et exigeants tout en restant accessibles
  • persévère et consent à davantage d’effort dans le temps pour atteindre son but
  • démontre davantage de résilience face aux imprévus et difficultés

« D’après Bandura, le système de croyances qui forme le sentiment d’efficacité personnelle est le fondement de la motivation et de l’action, et partant, des réalisations et du bien-être humains... si les gens ne croient pas qu’ils peuvent obtenir les résultats qu’ils désirent grâce à leurs actes, ils ont bien peu de raisons d’agir ou de persévérer face aux difficultés » »

(Carré, 2003, préface in Bandura, 2003, p. IV).

 

Questions 

  • De 0 à 10, à quel niveau se situe mon sentiment d’auto efficacité aujourd’hui ?
  • Mon environnement professionnel favorise-t-il mon besoin de cultiver un sentiment d’auto efficacité ?

 

Suggestions du Coach Positif pour développer un sentiment d’auto efficacité

  • appuyez-vous sur vos forces de caractères qui sont le socle de votre confiance car à travers elles, c’est votre personnalité authentique qui s’exprime
  • apprenez des expériences des autres
  • recherchez et accueillez les feedbacks positifs qui renforcent votre confiance sans tomber pour autant dans un excès de narcissisme 🙂
  • concentrez-vous sur les succès du passé, qu’avez-vous fait et comment ?
  • cultivez un état d’esprit de développement qui encourage à sortir de votre zone de confort et à considérer l’échec comme une source d’apprentissage.

 

 

L’Optimisme

 

 

 L’optimisme fait référence à un état d’esprit et une attitude généralement positive envers le futur. Ainsi là où un pessimiste aurait spontanément des attentes négatives par rapport au futur envisagé, l’optimiste a tendance quant à lui, à anticiper des résultats favorables par rapport à ce même futur. Mais un optimiste n’attend pas seulement des résultats positifs : il a confiance dans sa capacité à réussir maintenant et dans le futur ! Autant dire que par les temps qui courent, l’optimisme est une « ressource rare et précieuse » tant sur le plan individuel que collectif (famille, équipe, organisation, institution, pays..).

 

 Ce que nous dit la recherche…

 L’optimisme dépend moins des évènements que de la perception et l’interprétation que nous donnons à ce qui arrive, c’est ce que Martin Seligman appelle le « style explicatif » (Learned Optimism : How To Change Your Mind and Your Life, 1991) ; c’est à dire la façon radicalement différente dont optimistes et pessimistes « s’expliquent » leurs échecs. Selon lui, l’optimisme est un catalyseur de ressources en ce qu’il permet d’activer un état ou de susciter des comportements bénéfiques. Facteur essentiel de la persévérance face aux obstacles et aux échecs ; il est un bon prédicteur de la capacité d’une personne à poursuivre son effort parce qu’elle continue à s’attendre à une issue positive.

Ainsi, les personnes optimistes :

  • sont plus heureuses, ressentent plus d’émotions agréables, moins de stress, moins de symptômes dépressifs et plus de satisfaction conjugale
  • sont plus persévérantes, résilientes, développent davantage des stratégies actives face aux difficultés
  • obtiennent de meilleurs résultats sur les plans scolaires, professionnels et sportifs
  • présentent un système immunitaire plus efficient

(Scheier et al., 1989; Diener, Emmons, Larsen, & Griffin, 1985 ; Nolen-Hoeksema, Girgus, & Seligman, 1986 ; Peterson & Barrett, 1987 ; Scheier  &  Carver,  1987 ; Prapavessis  &  Carron,  1988 ; Brennan & Charnetsky,  2000 )

 

Questions :

  • De 0 à 10, quel est mon niveau d’optimisme aujourd’hui ?
  • Mon environnement professionnel favorise-t-il mon besoin de cultiver l’optimisme ?

Suggestions du Coach Positif pour développer l’optimisme

  • développez un style explicatif positif par l’attention à la tonalité de vos messages internes
  • visualisez et anticipez l’atteinte d’un objectif de façon positive
  • concentrez-vous d’abord sur vos forces et ce que vous faites bien !
  • lorsque vous êtes confronté à un échec, identifiez et concentrez-vous sur ce sur quoi vous pouvez agir
  • adaptez votre langage : moins de « oui mais… « ; plus de « oui et… »

 

Resilience

 

 

 Face aux problèmes et à l’adversité, la résilience est notre capacité à résister et à rebondir pour atteindre les buts que nous nous étions fixés ((Fred Luthans, 2002; Reivich & Shatté, 2002) . C’est une compétence et en tant que telle, elle peut être évaluée et développée par la confiance, le support social, l’adaptabilité et la détermination.

 

Ce que nous dit la recherche…

Dans un article paru dans la Harvard Business Review, Diane Coutu définit la résilience comme la combinaison de trois capacités :

  • Faire face à la réalité

Dans les situations de désespoir et d’impuissance, la meilleure façon de lutter dans le temps consiste à « accepter et faire face à la réalité » plutôt que de « penser positif » au risque de perdre son énergie si la situation ne change pas aussi vite qu’on le souhaite.

  • Chercher du sens

Etre capable de donner du sens même lorsque le cours des choses ne peut être changé est au cœur de la résilience.

  • Improviser

La capacité de faire face à une situation quelles que soient les ressources don’t nous disposons est un fort prédicteur de notre abilité à rebondir dans l’adversité. Savoir improviser et imaginer de nouveaux chemins pour atteindre les objectifs que l’on s’est fixés est crucial…A fortiori en tant que manager pour inspirer et insuffler de l’espoir à ses collaborateurs dans les moments difficiles.

 

 

Questions 

  • De 0 à 10, quel est mon niveau de résilience aujourd’hui ?
  • Mon environnement professionnel contribue-t-il à renforcer ma résilience ?

 

Suggestions du Coach Positif pour développer la résilience

  • concentrez-vous sur ce qui dépend de vous
  • développez votre flexibilité mentale
  •  donnez du sens à votre rôle et vos réalisations professionnelles pour les inscrire dans une vision plus large que le simple exercice d’une tâche
  • cultivez votre sens de l’humour
  • pratiquez la cohérence cardiaque et le mindfulness

 

 

Et vous ? Où en êtes vous avec votre Capital Psychologique ? Et qu'en est-il de celui de vos proches, de vos collaborateurs de vos clients ? Dans ces temps de confusion, s'il y a une bonne raison d'y croire et de prendre en main, c'est que l'on peut renforcer ces quatre ressources que sont la confiance, l'optimisme, l'espoir et la résilience.

Alors ...Faîtes passer... 

 


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